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Nous y voilà

Dans l’épisode précédent, j’étais toujours dans ma chambre double sans coloc, en train de me tortiller de douleur…
Vers 11h30, un brancardier apparaît sur le pas de la porte et nous demande si l’on est prêt à descendre en salle d’accouchement. Oh que oui qu’on est prêt !!! ^^
Là il me demande de m’asseoir dans un fauteuil roulant, j’abandonne alors mon ami ballon à d’autres contractions… je ne sais pas qui est l’abruti qui a inventé les seuils de portes mais franchement je le retiens -_-
Déjà, installée dans un fauteuil je suis plus que mal, alors avec des soubresauts tous les 3 mètres j’ai connu mieux.
On arrive enfin (oui ça m’a paru affreusement long ces quelques mètres), on me dépose dans une salle, vide, froide (très froide), je suis seule. Mon homme doit passer par la case « hygiène » pour enfiler masque, bonnet et autre poche (n.f désignant un sac en plastique dans le sud 🙂 ) à chaussure. Au bout d’un bon quart d’heure toujours seule et ne sachant vraiment pas comment m’installer sur ce lit tout médicalisé, je reste à moitié appuyée dessus, les contractions me coupent les jambes et je me demande ce qu’ils peuvent bien attendre pour venir me voir. Soudain une élève sage-femme entre et m’explique la procédure. Première question : Voulez-vous la péridurale ?

VOU LEZ VOUS LA PÉ RI DU RA LE ?

Franchement, je m’étais dit que je verrais sur le moment, je n’étais pas complètement pour ni contre, ne sachant pas quel niveau de douleur je pourrais supporter. Mais là, au bout de 24h sans vraiment dormir, sans manger ni boire, mon corps a parlé avant ma tête et un grand OUI à résonné dans la salle. J’en profite pour demander quand est ce que mon homme pourra me rejoindre et là elle me dit qu’on l’a oublié dans le vestiaire et qu’elle va vite aller le chercher… euh ok ça fait donc 30min qu’il attend, sans nouvelle… supaclasse.
Juste avant qu’il n’arrive, l’anesthésiste fait son entrée et me pose la péridurale. Je ne vais pas faire de long discours dessus, disons juste qu’à côté de la douleur des contractions, la petite piqûre de la péri est bien négligeable. Seul hic, elle diffuse plus sur le côté gauche, je me retrouve donc vite avec la jambe gonflée et totalement engourdie alors que je sens toujours ma jambe droite.

13h30 je suis installée, péri branchée, toujours des contractions mais qui se font beaucoup plus faibles. Bien entendu à ce moment, la seule manière de savoir si je contracte c’est grâce au monitoring. J’ai donc droit, tout au long de l’après midi, à quelques injections d’ocytocine pour accélérer le travail et plusieurs TV pour vérifier où nous en sommes (TV – voir le précédent sujet – ^^).

Mon homme s’impatiente, il tourne dans la salle, je me sens mal parce que je sais qu’il a envie de vite voir son petit bonhomme et en même temps je lui en veux un peu de ne pas faire plus attention à moi. Cette situation est ambiguë, tous les sentiments se mélangent, l’attente est vraiment pesante et vers 19h la sage-femme nous annonce qu’on va pouvoir commencer à pousser 🙂
Elle nous prévient que si au bout de 30min bébé n’est toujours pas là, il faudra faire appel au gynéco de garde. Mais elle croit en nous et reste persuadée que ça ne sera pas nécessaire. La jeune femme termine son tour de garde mais elle souhaite rester pour assister à la naissance, elle est avec nous depuis le midi et elle veut voir notre bonhomme ! J’ai trouvé ça très touchant.
Le moment est venu, je choisi de m’installer sur le côté parce que je me sens plus à l’aise dans cette position et puis j’ai appris lors des cours d’accouchement que ça peut permettre d’éviter une déchirure ou l’épisio alors… Mais ma jambe gauche, devenue un membre totalement mort ne m’aide pas, et je dois finalement passer en position « classique » les 4 fers en l’air. Je tiens les mains de mon homme, fermement et je me rappelle des mes cours de respiration.

Première contraction. J’inspire profondément, et dans un souffle je pousse de toute mes forces. Je ne sens strictement rien à cause de la péridurale. Heureusement, les sage-femme sont là pour me guider. Une pause. Une deuxième contraction. Une nouvelle inspiration et je pousse à nouveau pour aider mon fils à naître. Une pause. Une troisième contraction, la dernière. Je rempli mes poumons et je sais, je sens, que c’est maintenant que ce petit d’homme va venir au monde.

Il est 20h45. Je suis maman.

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3 Commentaires

  1. Rien de plus beau que de donner la vie ! Super la sage-femme qui reste pour suivre la naissance 😉

    • Oui elle a été géniale ! Je regrette juste de ne pas me souvenir de son prénom, elle ne m’en voudra pas je pense 😉

  2. Merci pour le partage Supamam !
    A chaque récit de maman, sur cette étape si importante qu’est l’accouchement, je suis émue. J’ai la gorge qui se serre et les yeux qui piquent. C’est tellement… FORT !
    Peut être encore plus cette fois 😉

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