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6 jours, 22 heures et 45 minutes

Vu que tu suis assidûment mon blog, mon facebook, mon twitter et mon instagram, tu sais que nous avons tenté l’expérience de laisser partir supabb en vacances avec mes parents quelques jours.
Vendredi 09 août,  je sors du bureau en avance, il faut que je termine de préparer le sac de supabb. Il ne part que 7 jours mais je ne veux rien oublier ! Supapapa est déjà en vacances,  il a pour mission de commencer le sac en question, en suivant MA liste bien entendu ^^

J’arrive à la maison, supabb demande toutes les 30 secondes « on y va ?! »
Et quelques longues minutes après,  en effet, nous partons !

Chez mes parents, je renseigne rapidement ma mère sur le nécessaire de survie que je lui laisse. Ils sont opérationnels,  je leur ai même fait un cours accéléré de mise en place de Manduca ^^
Ce sera une première pour eux, j’espère que le portage leur plaira. C’est tellement plus pratique dans ces petites rues balnéaires bondées en plein été !

Et voilà il est temps de dire au revoir. La boule dans la gorge même si je sais qu’il va s’éclater,  et que nous allons enfin pouvoir vraiment nous reposer.
En fait, la vérité,  c’est que j’appréhende le jour où nous irons là bas le récupérer. Je ne suis pas bête,  je sais que nos bébés peuvent refouler des sentiments et nous les renvoyer en pleine figure le moment venu.

Toute la semaine, je profite, je dors, je me fais moultes choses qui sont impossibles à faire lorsque supabb est là. Je t’ai déjà tout raconté ici.
Et je cogite, je retourne le futur problème qui va être le notre. Supapapa, lui, me dit qu’il n’y a pas à s’inquiéter. Que tout ira bien, qu’il sera heureux de nous retrouver… heureux oui je n’en doute pas, mais vexé,  frustré,  et en colère aussi qu’on l’ai laissé aussi longtemps !

Jeudi matin, nous finissons notre sac. Dans un peu plus de 3h30 de route nous serons réunis. La route passe vite, pour une fois.
On gare la voiture, j’aperçois supabb depuis le balcon nous faire coucou 🙂
Il est heureux de nous voir… mais que prépare-t-il ?
La fin de journée se passe plutôt bien, on a eu droit à des gros calins pour rattrapper ces derniers jours. On dîne, et supabb décide qu’il est temps de nous montrer le manège ! Il en a parlé toute la semaine, il adore le voir marcher. Bah oui d’abord on regarde et peut être que l’an prochain il se décidera à monter dedans !
La soirée est douce, ça me rappelle de bons souvenirs en famille, l’odeur du sel, des churros, du monsieur qui peint des lunes, des planètes et des montagnes avec ses bombes… lol
Mais voilà, il est l’heure de rentrer dormir.

Supapapa appréhende, il est vrai qu’on a été un peu bête pour le coup, on a oublié le lit parapluie -_- alors moi je suggère qu’il dorme entre nous, mais supapapa sait qu’on ne dormira pas [et il a raison, va dormir avec des coups de pieds dans la gueule toute la nuit ^^]. Ma mère lui fabrique alors un lit d’appoint à base de couette repliée et de coussins pour éviter qu’il ne tombe. Parfait !
Mais c’était avant le drame…

Supabb a commencé a râler parce qu’il ne voulait pas enlever sa veste, et il a voulu aller se laver les dents, et puis non, et puis les mains, et puis non. Et le volume a commencé à s’élever, doucement, sournoisement. Les « noooooon » suraigus se sont fait entendre dans tout l’immeuble, les pieds se sont mis à battre fort et les larmes se sont mises à couler sur les joues rondes de mon grand bébé…
Nous, fatigués par la route et la soirée, avec l’envie de gérer la crise qui pointe son nez, comme une envie de nous pendre. Dépités.

Cela a duré plus d’une heure, à tenter de le calmer, en essayant de ne pas élever la voix, de gérer ce moment sans craquer. Parce que je comprends qu’il nous en veuille, je comprends sa colère et je l’entends. Loin de moi l’envie de l’étouffer, ça serait pire. Alors je prends mon mal en patience, mais pas supapapa. Il est épuisé et ses nerfs lâchent. Il crie fort, il fait peur a supabb et pas qu’à lui. Je lui demande de sortir sur le balcon. Gérer une crise dans un 18m2 c’est un peu compliqué ! Mes parents sont dépassés, ils n’osent pas intervenir, c’est normal en même temps. Mais ils sont là. Et ma mère ne peut tenir plus longtemps, elle vient m’aider, sans nous toucher supabb ou moi, elle me parle, me rassure. Supabb commence à se calmer, son souffle est plus lent, il a des sanglots. Il finit par poser sa tête sur mon épaule, et sombre dans un sommeil agité.
Je m’allonge dans le lit, supabb étalé sur moi, j’attends qu’il s’endorme vraiment, qu’il se rassure, pour le déposer dans son lit.

La crise est terminée, je suis lessivée, et je n’ai plus sommeil [évidemment].
J’en veux à supapapa de ne pas avoir su prendre sur lui. Je m’en veux de lui avoir dit certains mots, trop vite sortis sur le coup de la colère. Je fini par m’endormir.
La nuit est longue. Je somnole plus que je ne dors. Je rumine cette crise et j’essaie de comprendre tout ce qui s’est passé. Pour apprendre, pour ne pas refaire les mêmes erreurs, pour grandir.

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