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Zone de non droit

En flânant sur la blogo je suis tombée sur l’article de Chroniques de Maman qui s’intitule « Cette violence ordinaire ». En lisant ses mots je me suis vu à sa place en train de les écrire. Un peu comme elle, je pense, on s’est d’abord dit que supabb avait encore du mal à s’imposer en société. Ce qui pouvait expliquer certaines remarques qu’il nous laissait entendre au retour de l’école. Mais cette semaine, il s’est livré à moi, et j’ai pu en savoir plus.
C’était mardi dernier, on allait le coucher et juste avant notre rituel de l’histoire, le voilà qui m’annonce qu’un de ses camarades lui a cogné la tête à un poteau à la récré…
Sur le moment j’avoue, j’ai minimisé le truc, j’ai pensé « il a du se faire un peu bousculer, c’est rien ». Je me suis quand même félicité qu’il vienne m’en parler. C’est tellement compliqué de savoir ce qu’ils pensent à cet âge !
Jeudi soir, je rentre de mon cours de zumba vers 21h40 et j’entends dans le couloir supapapa en pleine discussion avec supabb. « Quoi il est pas encore couché !!! » pensais-je. Le ton monte légèrement, je m’approche de la chambre pour prendre le relais, je sens que supapapa est agacé et dans ces moments rien ne bon n’en ressort.
Dans la chambre, supabb est assis sur son lit, face au mur. Il ne veut rien savoir, rien me dire, il ne veut même pas que je le regarde.
Alors j’obéi, je m’installe par terre sur un coussin et je regarde dans le vide. Je commence à lui parler pour tenter de comprendre mais il s’énerve et se met à pleurer. Je le prends alors dans mes bras jusqu’à ce que ses sanglots se calment et que son regard croise le mien. Je lui demande si il y a eu un problème à l’école, peut être en classe ? avec un copain ? c’est là qu’il me dit du tac o tac que son camarade, celui-là même qui l’avait embêté le mardi, l’a encore cogné. Et que le poteau ça a fait boum sur sa tête et que son copain il rigolait…
Alors là tu vois j’ai moins pris le truc à la rigolade. Je lui ai expliqué que personne n’avait le droit de le taper et que lui non plus n’avait pas à le faire. Je lui ai aussi expliqué quoi faire si ça devait se reproduire : dire au copain d’arrêter et aller voir un adulte.
Le lendemain matin il nous a montré sur les photos des porte-manteaux de l’école le fameux « copain » cogneur. Au moins je sais de qui il parle !
Supapapa m’a dit de ne pas en faire tout un foin, qu’il n’y avait pas lieu d’en parler aux parents. Peut être. Mais je ne supporte pas qu’on puisse faire du mal à mon fils, c’est viscéral, c’est comme ça ! Et puis quoi ? La cours d’école est devenue une zone de non droit ?!
Alors avis au p’tit cogneur : la prochaine fois faudra faire avec la Supamam !! 😉

Et toi t’as déjà du faire face à de la violence ordinaire à l’école ?

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1 Commentaire

  1. Maintenant on a la trouille de les envoyer à l’école

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