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Comme on né : naissance de supacahuète

J’ai créé cette rubrique pour permettre à chacun de venir partager son expérience de la naissance. Que l’on soit parents,  grands-parents ou encore oncle ou tante, nous avons chacun vécu cette aventure différemment. Aujourd’hui je viens apporter ma pierre à l’édifice en venant te raconter cette journée du 22 août 2016, notre rencontre avec supacahuète

Il est 5h45. Le réveil sonne. Il est l’heure de se préparer à partir à la maternité. Je t’avoue que je n’avais pas pensé que ce moment se passerait comme ça. Je m’étais préparée à devoir appeler supapapa au bureau parce que j’aurais perdu les eaux ou que je contractais depuis 1h. Je m’étais préparée à devoir appeler ma meilleure amie ou ma voisine pour leur laisser supabb. Oui, j’avais prévu toutes les situations ou presque… J’étais préparée à tout sauf à devoir t’attendre 6 jours de plus que le terme prévu.

Mais il en est ainsi et en ce lundi 22 août je me réveille (ai je vraiment dormi…) en prenant conscience qu’il va te falloir un petit coup de pieds aux fesses pour enfin sortir de mon ventre si confortable.

Je déjeune et je termine de préparer mes affaires. C’est bien un des rares avantages au déclenchement, on ne part pas trop vite ! Juste avant le départ, je fond en larmes dans les bras de supapapa en lui disant que je vais avoir besoin de lui aujourd’hui…

Sur la route qui nous emmène à la clinique j’ai le temps de réfléchir et de me préparer à ce qui va arriver. Je sais que je ne pourrais pas vivre cet accouchement comme je l’aurais souhaité. Le déclenchement nous oblige à basculer sur le plateau technique de la clinique. Je ne connaîtrais pas la maison d’accouchement… J’essaie en vain de me faire à cette idée. Je sais aussi que d’ici quelques heures nous auront notre poupée dans les bras mais ce n’est pas réel j’ai l’impression d’être dans du coton. C’est peut être dû à ma courte nuit et au réveil très matinal !

Nous arrivons à la clinique. Autre avantage du déclenchement, tu ne galères pas à trouver une place de parking ! Oui, j’essaie de rester positive. Il le faut sinon je sens que je vais m’effondrer. 3 étages plus haut nous voilà devant la porte qui mène au plateau technique. Ma sage-femme, Karine, nous accueille avec le sourire. Elle aussi aurait préféré que je la réveille en lui annonçant qu’enfin le travail s’était mis en route seul. On nous installe dans une salle d’accouchement et vers 9h on me pose la perf d’ocytocine pour déclencher le travail et les premières contractions.

Au début je ne les sens quasiment pas, je sais quelles sont là surtout grâce aux machines sur lesquelles je vois les pics se dessiner.

Puis vers midi les voilà qui s’intensifient de plus en plus. La sage-femme de la clinique passe régulièrement augmenter la dose d’ocytocine pour activer tout ça.

En tout début d’après midi ça commence à devenir sympa. Je ne m’amuse plus trop sur le ballon. J’essaie de me reposer sur le lit un peu.

La sage-femme de la clinique revient et me dit qu’elle va percer la poche pour faciliter la descente de bébé pour qu’elle puisse appuyer efficacement sur mon col et donc accélérer le travail. Je ne sens rien à part ce liquide chaud qui s’écoule malgré moi, c’est étrange comme sensation.

Comme prévu les contractions se font de plus en plus fortes et je gère tant bien que mal grâce à supapapa qui se tient derrière le lit. J’ai besoin de m’étirer pendant les contractions et je me suspends à ses mains au dessus de moi. Au début je l’entends qui pianote sur son téléphone entre deux contractions. À un moment je lui fais signe des mains qu’une nouvelle arrive (et donc que je vais avoir besoin de lui hein!). Il tarde un peu trop à venir à mon goût… dans ma tête je peste bien entendu ^^. Il me dit qu’il répond à ma soeur pour la rassurer, je lui rétorque qu’à ce moment précis je me contrefout de ma soeur 😁 (je t’aime soeurette). Sérieux c’était pas le moment ! Il voulait pas se faire engueuler comme pour l’accouchement de supabb quand il n’avait pas pu donner de nouvelles pendant 7h !

Les contractions, je n’ai que ça en tête. Je n’arrive pas à lâcher prise comme pour mon premier accouchement. Je ne sais pas vraiment pourquoi. Peut être que je refoulais ma frustration de ne pas pouvoir accoucher en maison d’accouchement… je ne sais pas. Je suis tordue de douleur toutes les deux minutes et je m’interroge fortement à ce moment là sur ma capacité à mettre au monde supacahuète sans aide médicale. 

Il doit être environ 16h quand ma sage-femme me dit qu’il est encore temps de poser la péridurale. Elle se contentera seulement de me le rappeler. Loin d’elle l’idée de me forcer à la prendre. Elle cherche simplement à me rassurer. Et dans ma tête je sais bien que de toute façon l’anesthésiste n’aura jamais le temps de me la poser en moins de deux minutes, et il est hors de question que je subisse une contraction dans une position inconfortable !

Il reste un peu de travail à faire et deux solutions s’offrent à moi :

  • Je peux tenter de forcer un peu les choses en changeant de position et en aidant mon bébé à trouver rapidement la sortie
  • Je peux demander la péridurale et être soulagée de ces douleurs atroces

Je n’ai aucune idée du temps que cela peut prendre encore. 1h. 2h. Plus ? 

Je choisi la première option et je me remet en position 4 pattes pour faciliter la progression de supacahuète. C’est assez fou, à ce moment là je sens vraiment que chaque contraction est utile. Au bout de quelques minutes à peine, je dis à ma sage-femme que je la sens vraiment appuyer. J’ai une envie irrépressible de pousser.

Épuisée, je décide de terminer allongée sur le dos. Je n’ai plus de force, j’ai faim et soif. Il est temps, il faut qu’elle sorte.

C’est le grand moment de la poussée. Les contractions sont vraiment très douloureuses et très rapprochées ce qui ne me laisse pas beaucoup de temps pour me remettre entre 2 ! A ce moment là je ne saurais pas te dire combien de fois j’ai du pousser, de toutes mes forces (enfin celles qui me restaient) en essayant de me convaincre que ce serait la dernière et en tentant de surmonter la douleur… Ma sage-femme est là, elle me motive dans ces dernières minutes. Elle croit en moi alors que je suis à bout et que je suis prête à abandonner. Enfin peut on réellement abandonner son propre accouchement ^^

« Bon les gars ça suffit j’en peux plus j’me casse ciao ! »

Et soudain la voilà ❤

J’ai réellement compris le terme de délivrance à cet instant. Toutes ces heures de douleur envolées !

Enfin presque… bah oui y’a toute la suite, le placenta, les points, la toilette… Mais c’est hors sujet non ? 😉

Je terminerai juste sur la tétée d’accueil parfaite avec une supacahuète qui avait déjà très bien compris comment fonctionne la machine !

Et voilà il aura fallu plus d’un mois pour te raconter cette éprouvante mais merveilleuse rencontre 😊

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2 Commentaires

  1. Super recit et je te tire mon chapeau pour ne pas avoir pris la péridurale.
    Tu as une jolie poupée,une bouille à bisoux

    • Merci ma belle

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